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Ghost in the shell 2 Innocence

Sélection officielle de Cannes 2004
On pleure au son d'un oiseau qui se meurt, mais pas devant le sang d'un poisson découpé...
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©  2004 SHIROW Masamune / Production I.G, Bandai Visual

Ghost in the shell 2 Innocence

Catégorie : Film animationtoutpublic

Genre : Policier Science-Fiction

Résumé : Batau est un cyborg vivant. Son corps entier a été fabriqué par l'homme. Seules lui restent des bribes de son cerveau et le souvenir d'une femme. Dans un monde où la frontière entre humains et machines est devenue infiniment vague, les Humains ont oublié qu'ils sont humains. Voici la débauche du "fantôme" d'un homme solitaire qui néanmoins cherche à conserver son humanité.

Avis :
Après neuf ans d'attente Mamoru Oshii signe Ghost in the shell 2 - Innocence la suite de son film culte Ghost in the Shell, qui avait remporté un énorme succès auprès du public en 1995. La suite a nécessité quatre ans de développement et un budget de plus de 18 million de Dollars.

Le film ne part pas du principe que la race humaine est supérieure. Au contraire selon Mamoru Oshii "le film arrive à la conclusion que toutes les formes de vie: humaine, animale, et robots sont égales. Dans cette période où tout est incertain nous devrions tous penser à ce qu'il faut valoriser dans la vie et réfléchir à la façon de coexister ensemble. Dans le film, en 2032, les robots, les êtres électroniques sont devenus des compagnons indispensables. (...) Actuellement nous n'avons pas besoin d'un humanisme anthropocentrique. L'humanité a atteint ses limites. Avec ce film j'espère faire réfléchir sur l'appréhension et la crainte qui imprègnent le monde à l'heure actuelle."
C'est sur cette note plutôt philosophique que je commence cette critique. En effet le film est axé autour de la considération morale des robots, les gènoïdes. Le scénario se base sur le concept d'une société robotique utilisant l'âme d'êtres humains pour rendre vivant leurs androïdes, mais cela ne set seulement de trame que pour exposer au spectateur que ce n'est pas parce que quelque chose semble vivant, qu'il l'est réellement. Le scénario basé sur une enquête policière mouvementée et semée d'embûches, rencontres foudroyantes avec les triades, combats entre cyborgs, tout cela est placé de façon à illustrer le raisonnement philosophique que veut nous inculquer le film, pourquoi l'être humain veut-il créer des robots à son image, le comprendre permettra de mieux comprendre la nature humaine. Batau n'est ni plus ni moins que notre guide à travers cette quête, son rôle de personnage principal ne semble servir qu'à nous mener à son partenaire Togusa, un humain, dans ce voyage à travers l'enfer qui les force à revoir le sens de l'existence humaine.

Les plus attentifs auront remarqué la présence d'un chien, un basset, l'animal fétiche de Mamoru Oshii, dans un des ses précédents films, Avalon, on avait pu remarquer que le personnage principal avait lui aussi un basset pour lui tenir compagnie. Certains vont à penser que dans la triste mine du basset sur le gris du macadam on peut voir une projection du tempérament de Mamoru Oshii.
Le film comporte une autre signature de son réalisateur, la dominance de la teinte orangée, qui symbolise l'informatique, mais par moment c'est carrément le ciel qui prend cette couleur. Dans le film Avalon on avait déjà pu remarquer l'importance de cette couleur.
Pour conclure cette approche, Mamoru Oshii veut faire réfléchir sur l'appréhension et la crainte qui imprègnent le monde à l'heure actuelle.

Sur le plan graphique, le design est fidèle à ce qu'on espérait, et pourtant ce n'était pas tâche aisée, comparé au premier opus, les scènes en extérieurs de jour se font beaucoup plus rare. Mais surtout l'animation en 3D à fait son apparition. Contraste saisissant entre les personnages en 2D superposé à des décors sublimes entièrement en 3D, ce qui nous permet des effets de perspective des plus réalistes. L'originalité des cyborgs est bien avec un détail encore plus important est une opposition avec de simples poupées qui ne sont pas pour nous rappeler les marionnettes. Le mecha design rivalise d'originalité entre le design des cités futuristes ou les engins volants en parfaite opposition la aussi avec les voitures style années 60.

Côté doublage, comme dans GHOST IN THE SHELL, on peut retrouver Daniel Beretta sur le sosie animé de Arnold Schwarzenegger. Sinon, il y a de sérieux changements de voix V.F. sur trois personnages : à commencer par Motoko, en V.O., la comédienne est identique, même si son physique avait changé à la fin du premier opus. Melody Dubos remplace sans regrets Tania Torrens (voix de Sigourney Weaver), l'identification du personnage aurait été un peu bizarre... Il faut rappeler que les deux japanime ont neuf ans d'écart, la voix de Pascal Renwick sur Togusa aurait été ridicule sur cet inspecteur qui n'a pas vieilli, évidemment. Quant à René Bériard sur Aramiki, il aurait été difficile de le contacter, puisqu'il est décédé en 1998 ! Par contre, avec Jean-Claude Sachot, le caractère du personnage est plus autoritaire par rapport à la voix plus chaleureuse de René Bériard. Ensuite, Bruno Devoldère (Lance Henriksen dans la série MILLENIUM) n'a pas repris du service pour doubler Ishikawa, on ne perd rien au change avec Jean-Yves Chatelais... Et pour terminer, Marc Alfos garde sa fonction de voix explicative sur le prologue...

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Personnages principaux :
Batau
Togusa
Ishikawa
Aramaki
Major Motoko Kusanagi

Caractéristiques du DVD :

Son : Dolby Digital Stereo
Format : 16/9 . PAL
Langue : Japonais
Sous-titre : Francais
Durée : 1h 40min
Bonus : Commentaires audio du réalisateur et du directeur de l'animation - Making-of - Bandes-annonces
Nombre total de volumes : 1

Equipe technique:

Histoire originale / Planning : Masamune Shirow
Idée originale/ Supervision : Masamune Shirow
Réalisateur : Mamoru Oshii
Scénario : Masamune Shirow
Design original des personnages : Masamune Shirow
Directeur de l'animation : Shuichi Hirata
Directeur musical : Kenji Kawai
Animation : Toho Company, Production IG, Les Studios Ghibli

Editeur : DreamWorks SKG

Compléments : Pour la version cinematographique le film est diffuse en francais

Acteur(s)
Société : Dubbing Brothers
Direction & adaptation : Jean-Marc Pannetier

DANIEL BERETTA : Batô
ADRIEN ANTOINE : Togusa
JEAN-CLAUDE SACHOT : Aramaki
MELODY DUBOS : Major Motoko Kusanagi
JEAN-YVES CHATELAIS : Ishikawa
GEORGES CLAISSE : Kim
JEAN-MICHEL FARCY : Cyborg docteur
MANOËLLE GAILLARD : Haraway
FLORINE ORPHELIN : Gynoïde
MARC ALFOS : Narrateur prologue
DAVID KRUGER : Voix ordinateur conférence
PATRICK BORG : Voix terminal
PATRICK MANCINI : Policier

Existe en manga : Non

Extrait vidéo :

Fiche rédigée par : Fugu

Note des internautes :
Note: 3.0/10 (2 votes)
           

           
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Dernière modification : 29/09/2015 - 17:56:59